Pagano Joseph

Economie / Finances / Budget

Le budget pour les nuls...(516)

Qu'elle concerne l'Union européenne, l'Etat fédéral, la sécurité sociale, les Régions, les Communautés, les provinces, les communes, les CPAS, les zones de police, ou encore n'importe quelle autre institution publique, toute politique est construite autour d'un budget.

Celui-ci est, d'abord, un acte administratif de prévision des recettes et des dépenses qui seront réalisées au cours de l'année suivante. Mais le budget est aussi un acte d'autorisation par lequel les représentants du peuple (parlements national, régional ou communautaire, conseils communaux, provinciaux, des CPAS ou des zones de police,...) autorisent les exécutifs (gouvernements, collèges,...) à prélever les impôts et à effectuer les dépenses pour les domaines et dans les limites strictement définis par les documents budgétaires. C'est par ce biais, en précisant les moyens que les exécutifs sont autorisés à consacrer à chaque politique, que les représentants du peuple exercent le mieux leur influence sur les décisions publiques. Une fois le budget voté, l'essentiel est dit car hors du budget, point de salut ! Le budget est également le lieu où se matérialise le mécanisme fondamental qui relie les dépenses, les recettes, les soldes (le déficit ou l'excédent) et l'endettement. La différence entre les recettes et les dépenses permet de dégager trois types de soldes, primaire, brut et net, qui fournissent des indications fondamentales pour la conduite de la politique budgétaire : le solde primaire mesure l'effort net demandé aux citoyens, le solde net donne la variation de la dette publique, et le solde brut le montant qu'il faudra emprunter pour l'année considérée.

L’existence et la répétition de soldes nets à financer - appelés “déficits” dans le langage courant - engendrent une dette publique qui, dans certaines circonstances, tend à s’auto-alimenter à travers les charges d’intérêt; c’est le célèbre “effet boule de neige”. On comprend alors aisément l’histoire de la dette publique belge qui, en 2011, atteint 351 milliards d’euros, soit 98 % du PIB (produit intérieur brut).

Depuis la signature du Traité de Maastricht, le 7 février 1992, les finances publiques nationales sont soumises au contrôle de l’Union européenne, avec pour objectifs de limiter le déficit annuel à 3 % du PIB et la dette publique totale à 60 % du PIB.

A partir de là, et on peut mettre en perspective les efforts en vue d’assainir les finances publiques belges, à concurrence de 11.3 milliards d’euros pour 2012.

 

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